•  

    20% de la population est hypersensible, mais, ce n’est pas un défaut.

    Il est fort possible qu’au cours de votre vie, et plus particulièrement lors de votre enfance, vous ayez eu pleine conscience de cette distance émotionnelle, et de la façon dont, parfois, vous avez eu la sensation de vivre dans une sorte de bulle d’étrangeté et de solitude.

    L’hypersensibilité est un don, un outil qui vous peut vous permettre d’approfondir les choses et de faire preuve de plus d’empathie.

    Rares sont ceux qui ont la capacité d’arriver à ce point vital d’apprentissage.

    C’est Elaine N. Aron qui, au début des années 90, approfondissant les études déjà menées sur la personnalité introvertie, a minutieusement mis au jour les caractéristiques d’une nouvelle dimension jamais explorée jusqu’alors, qui reflétait une réalité sociale : celle des personnes hypersensibles, réfléchies, empathiques et réactives émotionnellement.

    Si c’est votre cas, si vous vous identifiez à ces caractéristiques que le docteur Aron a exposé dans son livre The Highly Sensitive Person, alors vous devez bien comprendre que ce n’est pas parce qu’on est hypersensible qu’on doit se sentir bizarre ou différent… au contraire !

    Vous devez vous sentir chanceux de disposer des 4 dons suivants:

    1. Le don de la connaissance émotionnelle

    Certaines personnes sont capables, dès leur plus jeune âge, de percevoir certains aspects de leur vie quotidienne qui feront naître en elles angoisse, contradictions et curiosité fascinante.

    Leurs yeux capteront des choses dont les adultes ne tiennent même pas compte.

    La frustration de leur maître d’école, l’inquiétude de leur mère…

    Les enfants hypersensibles perçoivent déjà des choses que les autres enfants ne voient pas.

     

    Dès leur plus jeune âge, on leur dira que la vie est aussi difficile que contradictoire.

    Ils verront le monde avec leurs yeux d’enfant, mais d’un enfant qui s’ouvre précocement au monde des émotions, et ce sans même avoir conscience de ce qui les guide, de ce qui les fait vibrer, de ce qui est à l’origine de la souffrance que les adultes ressentent.

    10668581_10203608590589321_1396392750_n

    La connaissance des émotions, c’est l’arme d’un pouvoir silencieux.

    On se rapproche davantage des gens pour les comprendre, mais à leur tour, il nous rendent plus vulnérables face à la douleur.

    La sensibilité, c’est comme une lumière qui brille, qui à son tour nous rend plus vulnérables face au comportement des autres, aux mensonges pieux, aux déceptions, au sarcasme…

    On vous dira alors souvent “Tu es toujours en train d’exagérer !”, ou encore “Tu es tellement sensible !”

    Et ce n’est pas faux. Mais, c’est ce que vous êtes. 

    Disposer d’un don, c’est avoir une grande responsabilité. 

    Votre connaissance des émotions exige aussi de vous que vous sachiez vous protéger                              et prendre soin de vous.

    2. Le don d’apprécier la solitude

    Les personnes hypersensibles ressentent un certain plaisir quand elles sont seules.

    Elles aspirent à trouver des coins discrets où faire ce qu’elles ont à faire et s’adonner à leurs activités favorites.

    Ce sont des personnes créatives qui aiment écouter de la musique, lire…

    Et même si cela ne les empêche pas d’apprécier la compagnie des autres,                                              c’est lorsqu’elles sont seules qu’elles se sentent le mieux.

    soledad

    Les personnes hypersensibles n’ont pas peur de la solitude, de ces instants lors desquels elles peuvent se connecter plus intimement à elles-mêmes et à leurs pensées, loin du regard des autres.

    3. Le don de mener une vie où tout part du coeur

    Etre hypersensible, c’est mener une vie où tout part du coeur.

    Personne ne vit plus intensément l’amour, personne n’apprécie autant les petits gestes quotidiens, l’amitié, la tendresse…

    b57db10b3594b6f9d80fc5694941892f

    On croit souvent que les personnes hypersensibles vivent dans la souffrance, qu’elles sont plus à même de déprimer et d’être tristes, qu’elles se sentent vulnérables face aux stimuli du monde extérieur, au comportement des autres.

    Mais, il y a une chose que les gens qui pensent de cette façon ne savent pas :

     rares sont les émotions qui se vivent avec autant d’intensité que celles d’aimer et d’être aimé…

    Et nous ne parlons pas là uniquement des relations de couple, mais aussi de l’amitié, de la tendresse quotidienne, voire même du simple fait de contempler un beau tableau, un paysage, ou d’apprécier une mélodie.

    Pour la personne hypersensible, c’est une expérience sensible, enracinée dans son coeur.

    4. Le don de la croissance intérieure

    L’hypersensibilité ne se soigne pas. On naît avec ça, avec cette particularité, avec ce don qui peut déjà se voir clairement dès le plus jeune âge.

    Les questions d’un enfant, son intuition, sa tendance au perfectionnisme, son seuil à la douleur physique, ses gênes face aux lumières ou aux fortes odeurs, 

    sa vulnérabilité émotionnelle

    Il n’est pas simple de vivre avec ce don. Néanmoins, une fois qu’on parvient à identifier ce qu’il est et ce qu’il peut nous apporter, arrive le moment lors duquel on doit apprendre à gérer de nombreux détails.

    Vous ne devez pas vous laisser dépasser par vos émotions négatives.

    11205118_783120328469537_8520996533192683409_n
    Vous devez aussi garder à l’esprit que les autres vont à leur rythme, qu’ils n’ont pas votre seuil émotionnel, qu’ils ne vivront pas certains choses avec la même intensité que vous.

    Pour autant, cela ne veut pas dire, par exemple, qu’ils vous aiment moins. Respectez-les, comprenez-les. Comprenez-vous?

    Une fois que vous savez qui vous êtes et que vous avez pris conscience de vos capacités, trouvez votre équilibre et fomentez votre croissance personnelle.

    Vous êtes unique et votre vie dépend entièrement de votre coeur.

    Marchez en paix, avancez en sécurité, et soyez heureux.


    votre commentaire
  •  Quand Marie Parle à Monique Mathieu, message canalisé !

     

    Je vois une présence merveilleuse qui me dit :

    « Je vous ai dit que je reviendrai souvent pour vous aider dans votre cheminement profond, pour vous parler d’Amour et pour vous offrir mon Amour.

    Je suis celle que vous avez appelée « Marie » en tant qu’humaine ; je ne suis plus du tout « Marie », et pourtant je suis encore tellement proche de vous !

    Je viens pour partager mon Amour avec vous et vous dire à quel point il est important de générer une certaine douceur, d’éradiquer toute violence en vous.Je viens également pour vous dire que vous êtes infiniment aimés des plans de Lumière.

    Lorsque j’étais sur Terre, j’étais un peu comme vous, même si j’avais une connaissance plus élevée au niveau de la libération de ma mémoire ancestrale (ce n’est pas le mot qui convient mais je l’utilise quand même). J’ai retrouvé sur Terre ce que j’avais ramené de toutes mes vies antérieures. Disons que j’ai eu certains avantages que vous n’avez pas.

    Ma mission était totaleme différente de la vôtre. Maintenant, la mission des Enfants de la Terre, que j’aime vraiment d’une façon immense, est tout aussi importante que celle que j’ai eue. Elle est certes différente, mais les temps sont différents. Cependant l’Amour demeure dans tous les temps, dans toutes les civilisations ; à toutes les époques l’Amour a été là ! Rien ni personne ne peut empêcher cet Amour d’être là, ni empêcher que les êtres qui ont ouvert leur cœur le manifestent et l’offrent en permanence !

    Avec mes sœurs et mes frères, je suis très active en ce moment. Cela m’amuse de dire « mes sœurs et mes frères » parce que, sur certains plans, le sexe n’existe pas, c’est complètement différent ; il y a en fait l’énergie féminine et l’énergie masculine qui, à un moment, se fondent en une seule énergie équilibrée.

    Considérez-moi comme la partie féminine de l’énergie, même si l’équilibre entre mon énergie masculine et mon énergie féminine est parfait. J’ai gardé une grande douceur, douceur que je souhaiterais vous voir manifester et laisser s’exprimer.

    Avec mes sœurs, j’agis d’une façon considérable dans le monde. Je vais dans les endroits qui ont davantage besoin de mon énergie de douceur et d’Amour. Je vais dans les endroits où il y a le plus de souffrance, où les êtres sont perdus. J’aimerais vous dire que chacun de vous peut faire le travail que je fais par la pensée.

    Je le fais par la pensée (pas la pensée humaine bien sûr), par ce que je suis au niveau vibratoire et au niveau Amour. Je le manifeste par la puissance de mon esprit qui n’a rien à voir avec l’esprit humain.

    Je suis très active et j’ai un immense plaisir à me manifester parmi vous parce que je sais que je peux compter sur vous. Je sais que, malgré vos souffrances et vos révoltes, vous avez la capacité de travailler avec ce que je suis. Vous avez les capacités de dévouement, d’Amour, de douceur et d’attention, donc vous êtes capables d’aider les autres à se réveiller.

    Mes frères et soeurs et moi-même travaillons avec des êtres galactiques n’ayant jamais vécu sur ce monde. En ce moment, nous travaillons énormément pour rééquilibrer le monde, parce qu’il y a encore beaucoup trop de pouvoir de la part de certains êtres n’appartenant pas toujours à votre planète. Je ne parle absolument pas des gouvernants, quels qu’ils soient, ils n’ont aucune importance. Je désire vous faire comprendre que nous agissons dans un sens totalement positif.

    Nous agissons avec une énergie de reconstruction. C’est comme si nous mettions des pansements d’Amour sur les souffrances de tous les êtres qui en ont besoin. A vous, chers Enfants de la Terre, je voudrais dire que vous avez la même possibilité que moi.

    Faites-le par la pensée. La pensée d’Amour a une immense puissance. Pensez juste et, à ce moment-là, vous travaillerez avec nous, vous dans la matière et nous dans l’Invisible. Votre monde, ce monde sur lequel j’ai vécu il n’y a pas longtemps, est celui sur lequel vous vivez actuellement.

    Vous avez la mission merveilleuse d’aider votre Terre à se réveiller et, à travers l’Amour qui émane de vous, vous l’aidez à retrouver l’équilibre, à retrouver le sens réel de la fraternité et du respect, et bien sûr de l’Amour.

    Sur Terre Terre, j’ai fait partie des Esséniens. J’ai donné l’enseignement essénien dans des grands temples inaccessibles à ceux qui n’avaient pas la capacité d’y étudier. Souvent ces grands centres se trouvaient dans les montagnes, hors de la vue des néophytes, hors de la vue de ceux qui n’étaient pas aptes à comprendre cet enseignement.

    Dans cet enseignement, tout du moins au début, il y avait essentiellement la notion d’Amour, d’aimer et de s’aimer soi-même. Il y avait aussi la notion très importante du respect.

    Avant la connaissance, qui n’était pas une connaissance intellectuelle comme celle qui les la vôtre maintenant, il y avait la vraie Connaissance, celle des vraies valeurs. Les valeurs ont disparu sous de multiples voiles. On apprenait aux élèves à se regarder dans un miroir et de s’aimer ; on leur apprenait à se comprendre et à se respecter, quoi qu’ils aient pu faire.

    Ensuite, lorsqu’ils étaient parvenus à un certain niveau d’Amour, de compréhension d’eux-mêmes, d’acceptation et de respect, on leur donnait petit à petit accès à toutes les capacités de l’esprit.

    Il en sera de même pour vous : plus vous serez dans l’Amour pour vous-même, plus vous serez dans le respect, et lorsque vous aurez acquis les bases nécessaires, vous découvrirez les facultés extraordinaires du pouvoir de l’esprit. Chacun de vous possède ces facultés, mais vous ne pourrez vous en servir que lorsque vous serez prêt et que vous ne pourrez causer de nuisance à quiconque.

    Je vais répéter ce qui vous a déjà été dit : la première des capacités de l’esprit qui se développera en vous sera la télépathie ; c’est le moyen universel de communication.

    Nombre d’entre vous auront la capacité de rayonner bien plus l’Amour lorsqu’ils seront prêts ; ces êtres là, tout particulièrement, subissent actuellement un nettoyage afin d’avoir la capacité de rayonner beaucoup plus d’Amour.

    D’autres sont beaucoup plus prêts à rayonner cet Amour ; ils ne subissent pas ce nettoyage parce qu’ils l’ont déjà vécu à d’autres moments de leur existence terrestre (et parfois assez récemment).

    Je fais tout mon possible pour vous régénérer, pour vous redonner de la puissance, pour vous redonner de l’énergie, pour vous redonner de la force. C’est important pour moi et pour vous, parce que je compte sur vous, parce que je vous aime, parce que vous êtes importants à mes yeux.

    Maintenant je vous laisse. Cela ne veut rien dire parce que moi et ceux qui vous enseignent ne vous laissons jamais et, auprès de notre canal, il y a toujours des Êtres qui sont là, comme nous l’avons dit, pour répondre à vos questions. Vous et elle n’êtes jamais seuls. Il faut que vous sachiez que vous êtes toujours accompagnés, et que plus vous vous élèverez plus vous serez accompagnés par des entités de Lumière.

    N’oubliez jamais que la Lumière absorbe l’ombre ; la Lumière absorbe votre propre ombre, celle générée par vos soucis, par vos souffrances, par vos crispations et parfois vos ressentiments.

    L’Amour et la Lumière gomment, effacent et absorbent tout cela. C’est la réalité de la vie.

    Soyez bénis ! Je reviendrai souvent parce que je dois le faire, parce que maintenant vous êtes prêts à aller beaucoup plus loin et beaucoup plus haut.

    Soyez bénis, chers Enfants de la Terre ! Je vous inonde de mon Amour, je vous inonde de ma Sérénité, je vous inonde de ma Joie et je vous inonde également de ma Force ! »

    source : http://elishean-portesdutemps.com/mission-actuelle-de-marie/


    votre commentaire
  • Wayne Dyer travaille comme conseiller d'orientation dans l'enseignement secondaire de Detroit puis à l'Université de Saint John (New York) 1.

    Il poursuivit une carrière académique, publia dans des revues et établit une pratique thérapeutique privée.

    Ses conférences, à la St. John's University, portant sur la pensée positive et les techniques des conférences de motivation, attiraient de nombreux étudiants.

    Un agent littéraire persuada Dyer de documenter ses théories dans son premier livre intitulé Your Erroneous Zones (Vos zones erronées) publié en 1976.

    Dyer quitta son emploi de professeur et entreprit une tournée publicitaire des États-Unis, recherchant obstinément les apparitions dans les librairies et les interviews dans les médias ("de l'arrière de sa station wagon", selon to Michael Korda, atteignant la liste des best-sellers "avant que les éditeurs ne se rendent compte de ce qui se passait"5),

    ce qui éventuellement l'amena à faire des apparitions sur les plateaux de télévision nationaux américains, dans les "talk" prestigieux incluant The Merv Griffin Show, The Tonight Show, et The Phil Donahue Show1. Dyer commença à construire sur son succès avec des tournées de conférences, une série de cassettes audio, et la publication régulière de nouveaux livres.

    Le message de Dyer a résonné avec beaucoup dans le mouvement de la Nouvelle Pensée et au-delà. Il racontait souvent des anecdotes provenant de sa vie de famille et a fréquemment utilisé sa propre expérience de vie comme exemple.

    Son histoire d'homme à succès autodidacte faisait partie de son attrait1. Dyer disait à ses lecteurs de rechercher l'actualisation de soi, parlant du recours au soi comme d'un guide vers l'expérience «religieuse», et suggérait à ses lecteurs d'émuler Jésus Christ, qu'il décrivait à la fois comme un exemple d'une personne auto-actualisée et comme un "prophète de l'autonomie"6.

    Dyer a critiqué l'accent sur la culpabilité dans la société, qu'il voyait comme une immobilisation malsaine dans le présent en raison de mesures prises dans le passé. Il préconisait à ses lecteurs de regarder comment les parents, les institutions, et eux-mêmes, se sont imposés des "trips" de culpabilité7.

    Bien que Dyer ait d'abord rejeté l'étiquette spirituelle, dès les années 1990, il avait changé son message pour inclure plusieurs composantes de la spiritualité quand il écrivit le livre Real Magic et parla de conscience supérieure, dans le livre Your Sacred Self1,8.

     

    Bonne écoute  !

    Comment utiliser la loi d'attraction dans sa vie


    votre commentaire
  •  

    Voici un petit texte sur le simple fait de bénir

    Invoquer la protection divine sur quelqu'un ou quelque chose.

    Bénir nos ennemis, c'est leur dérober leurs flèches.

    À l'instant même où quelqu'un exprime la moindre agressivité,

    colère ou manque de bonté à votre égard,

    répondez avec une bénédiction silencieuse.

    Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement,

    car de telles bénédictions sont un bouclier

    qui vous protège de l'ignorance de leurs méfaits,

    et détourne la flèche qui vous est adressée.

    Alors maintenez en vous ce désir de bénir comme une incessante résonance intérieure et comme une perpétuelle prière silencieuse,

    car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix,

    et, un jour, vous découvrirez partout la face même de Dieu.

    Et par dessus tout, n'oubliez pas de bénir cette personne merveilleuse,

    si digne d'amour que VOUS êtes."

    Tiré de : "Vivre sa spiritualité au quotidien" de : Pierre Pradervant

     

     


    votre commentaire
  • La Lettre du Professeur Joyeux

    L’EUTHANASIE POUR TOUS
    À TOUS LES ÂGES DE LA VIE ?

    Ce sujet, comme tous ceux que je traite dans mes lettres depuis 4 ans, fait partie de la santé publique, de notre santé et de la conception de la vie humaine. 

    L’exemple le plus actuel est celui de Vincent Lambert, connu de tous.

    Il est aujourd’hui en danger, plus du fait de la médecine (certains médecins refuseraient de le nourrir pour le laisser mourir) que de son propre état de santé.

    Il n’est même pas sûr qu’il soit dans le coma, d’autant qu’il n’a pas besoin d’assistance respiratoire, rénale ou cardiaque. 

    Il est plus que probable que son cerveau fabrique, jour après jour, des neurones nouveaux jusqu’à ce qu’ils atteignent un certain seuil, permettant d’accroître ses réactions.

    Dans cet état, nul doute que la régénération neuronale est à l’œuvre.

    Il est pourtant enfermé depuis 4 ans dans des conditions indignes de la médecine et du serment d’Hippocrate. Un certain nombre de médecins en recherche médiatique, qui ne connaissent rien de son état, veulent le faire mourir, manipulant une partie de sa famille. 

    Pratiquer l’euthanasie sur sa personne serait un meurtre. 

    Tout le monde est capable de le comprendre en visionnant en particulier les interviews de mes collègues et de son avocat et en lisant l'Appel de 70 médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR). Nous pouvons leur faire confiance quand ils affirment :

    « Il est manifeste que Vincent Lambert n'est pas en fin de vie » .


    http://www.jesoutiensvincent.com/chronologie-complete-de-laffaire-vincent-lambert/ 

    https://www.youtube.com/watch?v=LBZDhW4uYU8&sns=em 

    https://www.youtube.com/watch?v=bO4YwjIOGhA&sns=em 

    Mon expérience de chirurgien-cancérologue depuis 1972, date de ma thèse de doctorat de médecine, au contact des patients cancéreux les plus graves et en accompagnant aussi vers la fin de vie de nombreux jeunes et moins jeunes atteints par le SIDA dès 1982, est la raison de cette lettre d’une grande importance.

    Destinée à élargir notre réflexion, elle constitue une alternative au projet d’une loi à venir. 

    Nous devons aborder ce sujet de la fin de la vie avec lucidité, paisiblement et de manière honnête et scientifique, hors des idéologies politiques qui polluent notre société en opposant les opinions jusque dans les familles.

    La Loi Leonetti du 2 février 2016, en créant, avec unz certaine sagesse de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, n’a pas utilisé le mot ”euthanasie” mais celui de ”sédation profonde” qui reste cependant très proche. 

    L’euthanasie ou la mort programmée 

    Euthanasie, suicide assisté et sédation profonde (qui vous endort à jamais) signifient en vérité la même chose : conduire à la mort, la donner par une injection brutale, comme on le fait pour les bêtes. Et même s’il nous faut respecter les animaux aussi, nous ne nous situons pas au même niveau bioéthique, contrairement à ce que pensent certains. 

    Savez-vous que le mot eu-thanasie signifie étymologiquement ”bonne mort” ? Or, comment peut-on parler de bonne mort quand on accompagne des personnes fragilisées par la maladie et qui savent tout du caractère inéluctable de celle-ci ?

    Certains préfèreraient en finir avec la vie, mais qui demande qu’on les tue ?

    Curieusement je n’ai jamais entendu cette demande, sauf de la part de personnes en pleine vie affirmant sans trop réfléchir « je préfère mourir que souffrir ! » Un peu de décence serait utile ! 

    Ce n’est donc pas ce que nous entendons et voyons avec nos patients atteints du cancer ou du sida, même à un stade avancé.

    Car les espoirs thérapeutiques dans ces maladies sont réels, y compris les prolongations de vie confortables chez les patients ayant une séropositivité au virus du Sida. 

    L’euthanasie, cette mort non naturelle, serait évidemment prévue pour être donnée sur ordonnance médicale.

    Vous aurez alors, comme en Belgique, un mois pour réfléchir à votre fin programmée, avec et par l’exécuteur, votre médecin.

    Elle est déjà réalisée dans certains pays qui se croient en avance, et ne savent surtout pas résister à la demande de la personne rarement, et plus souvent à la demande pressante de la famille et de la société.

    Allons-nous adopter aveuglément les principes de ces nouveaux lobbies fortement médiatisés ? Car, en plus de l’idéologie négativiste à la mode, voilà qu’ils se drapent de l’utopie d’une mort digne qui stimule l’audimat et les ventes de magazines ?

    Devrons-nous les suivre dans les hôpitaux et les cliniques jusqu’à cet abattoir d’un genre nouveau, comme les moutons de Panurge ?

    Cela n’est pas sans rappeler les folies mortelles des idéologies nazies et soviétiques. 

    L’euthanasie devrait-elle être exécutée, parce que la vie, là où elle en est, ne vaudrait plus la peine d’être vécue ? Quelle vie humaine n’aurait plus de valeur ?

    Qui le sait et comment peut-on en juger ?

    Avez-vous imaginé les dérives possibles ?

    Au nom d’une loi réputée “humaine et progressiste“, nos sociétés de demain pourraient être tentées de régler les problèmes de surpopulation, notamment celle des personnes malades aux stades avancés des maladies neuro-dégénératives ou âgées (sur la base de quotas), et de résorber en même temps les déficits de nos systèmes de santé. 

    Les échos que nous recevons, de manière confidentielle ou discrète, de ce qui se passe à nos frontières en Suisse ou en Belgique, ne sont pas réjouissants. Parce qu’un prix Nobel désespéré par la perte de son épouse a demandé la mort, parce qu’un chef d’entreprise très connu, porteur d’un handicap et refusant de vieillir, a fait de même, devons-nous entrer légalement dans cette dynamique du désespoir ?

    On vous répond qu’il faut respecter la liberté, la décision de la personne...

    Mais ceux-là étaient-ils bien accompagnés, en dehors d’une logique seulement cartésienne et indemne de sentiments ? A-t-on pris soin de mesurer l’impact de ce geste sur l’entourage de ces personnes, tel ce petit-fils qui s’est pendu après avoir assisté à la fin programmée de son grand père ? 

    Certains même, croyants-religieux, demandent à être accompagnés spirituellement vers l’euthanasie au cas où la vie éternelle existerait. Plusieurs sont décédés durant cet accompagnement, preuve que la mort peut aussi avoir de l’humour. 

    Une évolution raisonnable : la suppression de la peine de mort

    Nous voyons tous l’évolution qui se dessine depuis plus de 30 ans dans la société française et européenne. Il est bon de la rappeler pour y voir clair et participer, chacun à sa place et humblement, à la prise de bonnes décisions sur ces sujets de vie et de mort qui nous concernent tous. 

    En France, nous avons accepté, à juste raison, l’abolition de la peine de mort dès 1981. La vraie raison était double. L’une, non dite, inscrite au fond de nos consciences comme sur la pierre sculptée au burin par Moïse « tu ne tueras pas ».

    L’autre, de raison, car on sait que le plus odieux des comportements humains est capable d’être transformé positivement quand il est bien accompagné.

    Des histoires réelles de personnes, qui auraient été condamnées à mort dans d’autres temps et sous d’autres lois, démontrent le bien fondé de la suppression de la peine capitale, qui n’a malheureusement pas atteint tous les États de notre planète. Pourquoi donc vouloir la remettre en place sous une forme déguisée ? 

    L’Euthanasie existe déjà au début de la vie

    Paradoxalement, pourrais-je dire, nous avions accepté, déjà légalement, en 1975, l’interruption volontaire de grossesse, c’est-à-dire l’arrêt de la vie humaine à ses débuts. N’y avait-il pas là une contradiction anthropologique (« tu ne tueras pas ») avec la loi abolitionniste de la peine de mort qui allait être proclamée six années plus tard ? 

    Bien évidemment, il fallait faire quelque chose face aux avortements clandestins, si dangereux pour la santé des mères.

    Mais au lieu d’une loi intelligente, celle que voulait Simone Veil, qui aurait vraiment aidé les femmes à éviter la détresse des grossesses non désirées, et à ne pas tomber enceintes sans le vouloir, on a considéré qu’un début de grossesse n’était pas autre chose qu’avoir en soi un amas de cellules, comme une tumeur, qu’on pouvait éradiquer à la demande. 

    Les conséquences pour la mère et pour l’enfant n’ont pas été réfléchies, ce que les générations futures, qui ont eu la chance d’exister, nous reprocheront plus vite qu’on ne le pense. Mieux vaut ne pas donner de chiffres tellement ils sont énormes.

    L’économie même en a été perturbée dans notre Europe vieillissante et fragile, qui s’est mise au diapason de cette évolution sociétale que certains cherchent à imposer comme un droit à la vie partout dans le monde. 

    Ce qu’on nous a fait croire au sujet du début de la vie de chaque être humain est une déformation des faits scientifiques réels.

    Cela a permis de nous déresponsabiliser, en particulier nous les hommes, laissant aux femmes l’entière responsabilité physique et psychique, quelles qu’en soient les conséquences, de stopper en elles une vie humaine débutante, incapable de se défendre. 

    En tant que cancérologue, je sais parfaitement que les cellules du début de notre vie ne conduisent pas à un cancer.

    Elles évoluent, au contraire, jour après jour, jusqu’à la formation d’un embryon qui devient fœtus, lequel devient enfant viable à naître dès les 25 semaines de vie intra-utérine. 

    Il y a donc, dans ces cellules déjà organisées de l’œuf humain, le potentiel d’un Être

    – homme ou femme

    – dans son intégralité.

    C’est pour cela que la loi nous a dit, de l’embryon et du fœtus, qu’il s’agissait d’une personne potentielle, et non d’une personne humaine. 

    Voilà pourquoi les scientifiques ont été plus ou moins autorisés, selon les pays, à conduire des expériences sur ces embryons « personnes potentielles ».

    Quelques milliers d’embryon surnuméraires attendent leur sort dans des congélateurs de laboratoires. 

    Malgré de multiples recherches dans des centres de par le monde, agréés ou pas, la science embryonnaire n’a pas progressé.

    On n’a guéri aucun adulte ou enfant atteint de maladies génétiques ou acquises avec les cellules souches embryonnaires (à ne pas confondre avec les cellules souches non embryonnaires).

    On a, au contraire, appris à mieux les éliminer en légalisant leur éradication : forme moderne de la sélection et de l’eugénisme de triste mémoire. 

    Soulignons aussi que la connaissance de la croissance pendant la vie intra-utérine ainsi que le diagnostic prénatal et les thérapies prénatales n’ont pas progressé en éliminant médicalement ou chirurgicalement de futurs enfants normaux (les plus nombreux) ou ne possédant pas les critères de normalité. 

    L’Euthanasie en marche pour la fin de la vie ? 

    Un certain nombre de nos représentants à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Conseil Économique Social et Environnemental, en notre nom à tous, ont déjà décidé. Ils ne connaissent pas grand chose à ces sujets, confortablement assis dans les fauteuils et les palaces de l’État qui les rémunèrent grassement. 

    On nous a fait passer, nous, médecins, cancérologues, réanimateurs et autres spécialistes des maladies des enfants, des adultes ou des vieillards, nous, combattants pour donner la vie, la maintenir, la retrouver... pour des personnes inhumaines, sans discernement, acharnées dans nos techniques et refusant de donner l’injection qui soulagerait définitivement les malades agonisants.

    Qu’on ose, alors que, chaque instant, nous administrons la dose nécessaire pour calmer, en pressentant parfois qu’elle sera définitive, qu’on ose nous accuser de les laisser souffrir sans aide ! 

    Ce qu’on voudrait maintenant, c’est nous imposer de donner la mort à partir des critères de bien-portants, politiques, médecins, juristes et autres, ceux qui ne connaissent ni le cancer, ni le sida, ni toutes les détresses de l’âge. 

    En référence aux définitions modernes de la « vie digne » et de la générosité, et sur la foi de croyances pseudo-scientifiques qui ne respectent pas l’Être humain dans son intégralité, les nouveaux gourous de la vie et de la mort veulent décider à la place de celles et ceux qui se dévouent jour après jour au chevet des souffrants.

    Et il n’y a pas que les médecins, tous les personnels soignants sont concernés.

    Ce n’est pas parce que certains d’entre eux ont jugé légitime de donner la mort, ne supportant plus la souffrance de leurs patients, qu’il faut justifier et légaliser leur geste, lequel traduit d’abord leur souffrance personnelle et leur fragilité.

    Car toute personne, y compris un médecin, n’est pas apte à accompagner une personne en fin de vie. Des formations existent, et sont nécessaires, en accompagnement et soins palliatifs, mais ne peuvent être suffisantes au delà de la simple compassion. 

    Il est vrai que nous sommes faits pour la santé, mais connaissez-vous des vies sans certaines souffrances ? Si la souffrance existe, ce n’est ni pour l’induire, ni pour la laisser évoluer, mais pour la réduire et en rechercher le sens.

    La souffrance a ses causes – organiques, psychiques, affectives, spirituelles même... – comme toute maladie.

    Chacun doit se poser les bonnes questions, et si possible au bon moment. C’est pour cela que les Directives Anticipées (DA) peuvent être utiles, ne serait-ce que pour penser à sa fin de vie. Toutes évidemment expriment le refus de la souffrance et acceptent souvent les prélèvements d’organes, bien que ces directives ne soient pas toujours suivies par la famille lorsque la mort survient. 

    Évidemment, la fin de la vie est une souffrance terrible pour celui qui part, et pour ceux qui restent aussi.

    Elle est d’autant plus atroce qu’elle n’était pas prévue ou même envisagée, surtout quand il s’agit d’un enfant ou d’une personne en pleine force de l’âge, ou de cause(s) encore inconnue(s). 

    On voudrait vous faire croire que les médecins s’acharnent à maintenir la vie coûte que coûte et qu’ils ne craignent pas de prolonger des souffrances sans but.

    Tout cela est faux, absolument faux.

    Nous n’avons pas besoin de loi votée par les bien-portants pour aider les patients en fin de vie à vivre ces moments, toujours difficiles et tellement importants pour eux-mêmes et leur entourage, le plus délicatement possible. 

    J’ai accompagné et j’accompagne encore ces moments douloureux où la présence amicale, amoureuse et le silence font autant de bien que tous les anxiolytiques, antidépresseurs et somnifères. Ces moments où le souffle des mots s’épuise, où l’essentiel est souvent dit, transmis par un regard, une courte phrase, un geste.

    Je pourrais faire part de ces heures passées, en pleine nuit le plus souvent, avec ces personnes, jeunes ou âgées, dont j’ai été le témoin.

    Avant de partir vers l’au-delà, et parfois avec une totale lucidité, j’ai entendu des paroles de vie, des mots d’amour, des confidences, des espérances incroyables .

    Revoir les siens qui nous attendent, être déjà en contact avec eux sur l’autre rive, n’est-ce pas une belle espérance !?

    Comprendre enfin le sens de notre vie et mesurer tout ce que nous avons vécu de réussites et d’échecs, de joies et de tristesses, d’amours et de désamours... 

    Qui décide de la fin de ma vie : moi, ma famille, mon médecin, la société ?

    Est-ce l’avenir de notre société que d’aider au suicide, que de troubler la boussole du sens de la vie chez les personnes fragilisées par la souffrance physique ou affective, que de relativiser les croyances spirituelles qui ont animé et animent encore tant de nos concitoyens, surtout quand on sait que celles-ci sont reconnues scientifiquement comme une aide efficace, et se révèlent plus souvent fortement en fin de vie ? 

    Il est vrai que les acharnés pro-euthanasie et leurs lobbies, le plus souvent des idéologues agressifs – y compris des médecins, des scientifiques médiatiques – ne veulent pas entendre parler d’un au-delà sans fin. Leurs arguments sont simplistes : volonté du patient, souffrance inutile, coûts et gaspillages de temps de vie qui n’ont plus de sens. 

    Progressivement, nous verrons les familles, les médecins et l’État, bref toute la société, demander, en toute bonne conscience, l’euthanasie des personnes atteintes des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson aux stades avancés, pour des raisons de générosité, de solidarité, d’amour, de directives anticipées, de mort dans la dignité… Des arguments qui cachent bien mal un profond désespoir, et parfois des motifs moins nobles. 

    Ces nouveaux principes ne respectent pas celles et ceux qui ont l’humilité de croire que la vie est marquée, dès son origine, par un sens éternel, lequel ne peut nous autoriser au droit de vie et de mort sur nous-mêmes. 

    Alors, soyons raisonnables, apaisons le débat et restons-en là. 

    Point besoin de loi, de décision venant d’en haut qui voudrait décider à la place des médecins. Nous avons déjà commis assez d’erreurs ces cinquante dernières années en transgressant et en ne respectant plus le serment d’Hippocrate. Les jeunes générations commencent à ouvrir les yeux. Elles nous reprocheront tôt ou tard les décisions insensées qui ont été prises pour des raisons politiques déguisées en bien commun, bien social, santé publique, alors que cette dernière n’a jamais été aussi perturbée. 

    Faites confiance au corps médical, à votre généraliste, à vos spécialistes quand vous en avez besoin et aux spécialistes des soins palliatifs. Ils connaissent mieux que personne les sujets de la vie et de la mort. Nos représentants, femmes et hommes politiques, doivent transformer positivement le pays ; c’est là que nous les attendons, et pas en jouant le rôle des personnels de santé qu’ils ne sont pas. 

    Bien à vous tous. 

    Pr Henri Joyeux 


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires