
L'hypertension artérielle, ou haute pression sanguine, se caractérise par une pression anormalement forte du sang sur la paroi des artères. En situation de stress ou durant un effort physique, il est normal que la tension artérielle s’élève. Mais chez les personnes hypertendues, la tension reste élevée en tout temps, même au repos ou en l’absence de stress.
À long terme, l’hypertension artérielle est un important facteur de risque pour plusieurs maladies.
Comme l'hypertension artérielle ne s’accompagne généralement d’aucun symptôme, un nombre important d’hypertendus ignorent leur état - c’est d'ailleurs pourquoi on la surnomme le « tueur silencieux ».
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 30 % des hommes et 50 % des femmes âgés de 65 ans à 75 ans souffrent d'hypertension artérielle. Sa fréquence augmente avec l’âge, mais de nos jours, elle touche des populations de plus en plus jeunes. Selon l’organisme Hypertension Canada, plus de 9 Canadiens sur 10 souffriront d’hypertension s’ils ne modifient pas leur mode de vie. Si la situation ne s’améliore pas, on estime qu’en 2025, le nombre d’hypertendus dans le monde aura atteint 1,56 milliard d’individus, soit une augmentation de prévalence de 60 %75.
La tension artérielle se compose des pressions systolique et diastolique, lesquelles sont mesurées en millimètres de mercure, ou mmHg.
Ainsi, lorsqu’on parle d’une tension de 120/80, 120 correspond à la pression systolique, et 80 à la pression diastolique.
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Cliquez pour voir l'animation des pressions systolique et diastolique |
Avant d'établir un diagnostic d’hypertensionartérielle, le médecin mesure la tension artérielle à quelques reprises, durant des visites successives. En effet, elle peut varier au cours de la journée en fonction des activités, et varier d'une fois à l'autre. Il est assez fréquent que, sous l’effet du stress ou de la nervosité, la tension grimpe de façon significative lorsqu'un patient entre dans le cabinet de son médecin et que sa tension redescende lorsqu'il en ressort. On parle alors du « syndrome de la blouse blanche ». Pour éviter ce type de réaction, le médecin peut proposer au patient de mesurer lui-même sa pression artérielle, chez lui, à l’aide d’un tensiomètre. Le médecin peut aussi prescrire au patient un moniteur ambulatoire de pression artérielle (MAPA). Le MAPA est un dispositif compact qui enregistre la mesure de la tension artérielle à des moments précis sur une période de 24 heures.
Une fois les valeurs fiables obtenues, le médecin peut poser un diagnostic : une personne dont la pression est égale ou supérieure à 140/90 souffre d’hypertension artérielle. Mentionnons que les personnes atteintes du diabète ou d’une maladie rénale devraient idéalement maintenir une tension artérielle qui ne dépasse pas 130/80.
Le tableau de niveaux de tension artérielle qui suit présente les normes en vigueur en Amérique du Nord et en Angleterre3. Elles fixent la tension normale à 120/80 ou moins, et la tension optimaleà 115/75. Cette classification s'applique aux adultes qui ne prennent pas de médicaments pour soigner l'hypertension artérielle et qui ne souffrent pas de diabète ou de maladie rénale2. En Europe, la tension est considérée comme optimale si elle est inférieure à 120/8074.
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Niveau de la tension artérielle |
Mesure de la pression systolique |
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Mesure de la pression diastolique |
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Optimale |
115 mmHg |
ET |
75 mmHg |
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Normale |
moins de 120 mmHg |
ET |
moins de 80 mmHg |
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Préhypertension |
120-139 mmHg |
OU |
80-89 mmHg |
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Haute - Stade léger - Stade modéré - Stade avancé |
140-159 mmHg 160-179 mmHg 180 mmHg et plus |
OU |
90-99 mmHg 100-109 mmHg 110 mmHg et plus |
Remarque
Dans le cas où la mesure de la pression systolique et celle de la pression diastolique correspondent à deux niveaux différents, le médecin tient compte du niveau correspondant à la valeur supérieure pour évaluer l'état de la tension artérielle.
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